Le maïs doux

La pyrale du maïs est le ravageur le plus important de la culture du maïs en Europe. De plus le maïs doux est particulièrement attractif pour les pyrales par rapport au maïs fourrage ou au maïs grain. Cette attractivité peut entraîner des dégâts très importants si une lutte adaptée n'est pas mise en place. Dans une culture de maïs doux toute trace d'attaque par les chenilles sur un épi empêche sa mise sur le marché.

Les chenilles des pyrales pénètrent dans les tiges, s'y nourrissent et provoquent ainsi des dommages très importants. Les plantes infestées ont des problèmes de croissance et de stabilité. Le premier signe typique d'une infestation est une cassure de la panicule. Les galeries formées par les larves dans les tiges sont idéales pour le développement de différentes espèces de fusarium (pourriture de la tige et des racines, le charbon du maïs, ect.), ce qui peut compromettre une vente de la récolte. Les acteurs du commerce et les clients exigent des épis de bonne qualité sans problème sanitaire et cela peut être possible grâce à l'utilisation des trichogrammes dans le cadre de la lutte contre la pyrale du maïs.

L'utilisation de ces auxiliaires est une méthode de lutte ayant fait ses preuves depuis des années et qui contribue à une image positive du produit. Elle est ainsi approuvée des producteurs, commerçants et clients.

Dans une culture avec une haute valeur ajoutée comme le maïs doux, il est nécessaire de doubler les quantités de trichogrammes lâchés. Par hectare et par lâcher 100 cartes (soit 1 carte sur 100 m² / 1 are) sont à répartir dans le champ. Pour des parcelles de petites tailles ou bien des parcelles avec une infestation l'année précédente ou encore des champs à fort risque d'infestation ou très venteux, il est conseillé de prévoir une marge de sécurité.

De 3 à 5 lâchers de trichogrammes avec 8-14 jours entre deux lâchers sont à prévoir par saison en fonction des conditions météorologiques et du vol des pyrales. Nous recommandons l'utilisation des TrichoCartes pour le maïs doux, car ces dernières sont accrochées directement à la plante et leur efficacité ne subit en général pas d'influence négative lorsque l'on marche dans le champ  ou lorsque d'autres mesures agricoles comme l'arrosage sont effectuées.

La TrichoCarte a fait ses preuves en tant que vecteur de lâcher des trichogrammes. Elle permet à l'usager une utilisation simple et un lâcher sécurisé d'auxiliaires dans le champ. Chaque TrichoCarte contient au minimum 2000 œufs de T. brassicae, avec 7 à 10 stades de maturité permettant une éclosion sur un espace de temps plus important.

La lutte contre les pyrales est également nécessaire dans la culture de poivrons pour éviter des dégâts très importants. La lutte avec les trichogrammes dans cette culture est similaire à celle réalisée dans la culture de maïs doux. Il est important de prévenir au moment de la commande, s'il s'agit d'une utilisation dans la culture de poivrons.

Trichogrammes contre la pyrale du maïs

La lutte biologique à l'aide de trichogrammes est utilisée depuis plusieurs décennies en Europe. Au début des années 70 a été traitée la première parcelle de maïs avec des trichogrammes  pour lutter contre les pyrales du maïs. Notre entreprise a été créée pendant cette première phase de lutte biologique dans les années 80.

Au cours des années, cette méthode de lutte biologique a été développée également dans d'autres domaines, par exemple contre la carpocapse des pommes et des prunes, diverses insectes nuisibles dans les cultures sous serre ainsi que dans les serres tropicales.

Depuis environ 15 ans a été également développée l'utilisation de trichogrammes dans les stockages et les foyers contre les mites alimentaires et mites des vêtements. Il apparait régulièrement de nouveaux papillons nuisibles. Nous travaillons donc continuellement sur le développement de l'utilisation de trichogrammes contre les nouveaux nuisibles.

En ce moment nous possédons une collection d'une trentaine d'espèces de trichogrammes. Cette diversité naturelle nous permet de sélectionner le candidat idéal pour la lutte contre de nouveaux insectes prédateurs.

Interaction trichogramme - insecte nuisible

Les minuscules trichogrammes (0,3 à 0,4 mm) sont des ennemis naturels de diverses papillons nuisibles. Ces petits hyménoptères parasitent les œufs des papillons nuisibles, cela signifie qu'ils pondent leurs propres œufs dans les œufs des nuisibles, ce qui va stopper le développement de l'œuf du parasite et à la place va se développer un nouveau trichogramme en environ 10 jours. Ce dernier va de nouveau à la recherche d'œufs d'insectes nuisibles dès son éclosion.

Ce cycle se répète tant que des œufs de l'insecte cible sont présents. En général, les populations naturelles de trichogrammes ne suffisent pas pour lutter efficacement. C'est pour cette raison que nous produisons ces auxiliaires en masse et ces derniers sont lâchés dans les cultures au moment de la ponte des différents insectes nuisibles à l'aide de TrichoCarte ou TrichoBille. Environ 10 espèces de trichogrammes sont reconnues en Allemagne comme étant locales, cela signifie que des populations de ces espèces sont naturellement présentes. Environ 4-5 espèces sont élevées en masse et commercialisées. Dans le monde il existe environ 200 espèces de trichogrammes bien qu'une vingtaine soit utilisée dans le cadre de la lutte biologique.

Les trichogrammes peuvent également être utilisés dans le cadre de la lutte biologique des prédateurs suivants :

  • Fausse teigne de la cire dans les ruches d'abeilles et les nids de bourdons
  • Plusieurs papillons noctuidés dans les cultures légumières ou les serres tropicales (noctuelle gamma, noctuelle du chou, noctuelle potagère, plusie de la fétuque)

Vecteur de lâcher de trichogrammes : TrichoCarte et TrichoBille

Les vecteurs de lâcher de trichogrammes TrichoCarte et TrichoBille ont fait leur preuves dans la pratique. Par carte ou par bille se trouvent au moins 10 stades de maturité différents de trichogrammes, et en fonction du type d'insectes nuisibles visés, des trichogrammes vont éclore sur une durée de deux à trois semaines.

Compétence et longue expérience

L'équipe d'AMW dispose d'une longue expérience dans le domaine d'élevage de trichogrammes. Grâce au développement de nouveaux systèmes d'élevage de masse et de lâchers en champ réalisés mécaniquement nous sommes en mesure de produire et livrer des quantités importantes de vecteurs de lâcher de trichogrammes en peu de temps.

En parallèle de nos élevages de masse, nous maintenons dans nos laboratoires un élevage de plus de 30 espèces et 100 souches de trichogrammes, qui proviennent entre autre de captures dans les champs. Ces différentes lignées sont testées en laboratoire puis dans la pratique pour nous permettre de sélectionner l'ennemi naturel le plus adapté en fonction de l'insecte nuisible à combattre.

L'identification moléculaire des trichogrammes

Dans le cadre du contrôle de la qualité des trichogrammes, des critères tel que durée de vie, nombre d'œufs parasités, acceptance et préférence de l'hôte sont évalués. Du fait de la petite taille des trichogrammes (0,4 mm), la détermination morphologique est très difficile car une préparation du petit appareil génital mâle (0,1 mm environ) doit être réalisée. En raison des préférences d'insecte-hôte et d'habitats, il est tout de même nécessaire de réaliser une détermination taxonomique.

Il n'existe aujourd'hui pas de spécialiste en Allemagne pour la détermination morphologique. L'utilisation de méthode moléculaire (PCR) est aujourd'hui une alternative sûre pour identifier l'espèce.  Nous réalisons cette détermination par méthode moléculaire dans nos propres laboratoires, ce qui nous permet de contrôler et optimiser régulièrement la qualité de nos auxiliaires.

La TrichoCarte / TrichoBille dans le maïs

La pyrale du maïs est le ravageur le plus important de la culture du maïs en Europe. Les chenilles des pyrales pénètrent dans les tiges, s'y nourrissent et provoquent ainsi des dommages très importants. Les plantes infestées ont des problèmes de croissance et de stabilité. Le premier signe typique d'une infestation est une cassure de la panicule. Les galeries formées par les larves dans les tiges sont idéales pour le développement de différentes espèces de fusarium (pourriture de la tige et des racines, le charbon du maïs, ect.), ce qui peut compromettre une vente de la récolte.

Particulièrement pour le maïs doux, les dégâts faits par les larves peuvent compromettre ou même empêcher la vente du produit final.

TrichoCarte Maïs - 2 lâchers avec 50 TrichoCartes / ha / lâcher

La TrichoCarte a fait ses preuves en tant que vecteur de lâcher de trichogrammes et offre à l'utilisateur les avantages suivants:

  • seulement 50 TrichoCartes par hectare et par lâcher
  • Bonne protection des auxiliaires contre la pluie et les prédateurs
  • Quantité d'œufs par carte contrôlée mécaniquement
  • Manipulation simple et déploiement rapide dans le champ
  • Degré d'efficacité très important (Contrôle annuel par les autorités allemandes)
  • de 7 à 10 stades de développement différents pour une efficacité qui dure jusque 3 semaines
  • Vecteur le plus adapté pour petites et moyennes parcelles

L'utilisation simple des TrichoCartes Maïs

Quantité par hectare

Seulement 50 TrichoCartes sont à répartir par hectare et par lâcher.  Chaque carte contient au minimum 2000 œufs de Trichogramma brassicae (=100.000 auxiliaires / ha / lâcher)  TrichoCarte.

La TrichoBille MAIS - 2 lâchers avec 100 TrichoBilles / ha / lâcher

La TrichoBille maïs a été spécialement conçue pour permettre un lâcher des trichogrammes facilitée et réalisable mécaniquement pour les parcelles de grande taille. Sa commercialisation a débutée en 2001 et s'est rapidement développée. Les agriculteurs ont reconnu les avantages uniques que leurs apporte ce produit: un produit sûr et facile à déployer dans le champ.

La TrichoBille est constituée d'une matière plastique biodégradable sur la base d'amidon de maïs et se comporte de façon neutre par rapport à l'humidité. L'eau s'écoule et la TrichoBille sèche rapidement. Les animaux ne sont donc pas gêner pour éclore. Cela est un énorme avantage de ce vecteur de lâcher, car il ne peut pas gonfler ou moisir au contact de l'humidité, les trous permettant aux trichogrammes éclos de sortir de la bille restent libres. Lorsque tous les auxiliaires ont éclos, la bille commence lentement à se décomposer.

Grâce à notre propre production nous pouvons assurer que les TrichoBilles sont bien remplies d'auxiliaires de bonne qualité de façon à pouvoir lutter efficacement contre les pyrales du maïs.

La TrichoBille offre à l'utilisateur les avantages suivants:

  • Vecteur adapté pour des parcelles de grande taille
    Vecteur adapté pour un lâcher réalisé mécaniquement ou une répartition à la main dans le champ
  • Grâce à son volume et son poids la TrichoBille présente les propriétés optimales pour être jetée lors de la répartition dans le champ
  • Degré d'efficacité très important (Contrôle annuel par les autorités allemandes)
  • Quantité d'œufs par carte contrôlée mécaniquement
  • de 7 à 10 stades de développement différents pour une efficacité qui dure jusque 3 semaines

Seulement 100 TrichoBilles sont à répartir par hectare et par lâcher.
Chaque bille contient au minimum 1000 œufs de Trichogramma brassicae (=100.000 auxiliaires / ha / lâcher)

Pour les cultures de maïs doux et de poivrons, le lâcher de trichogrammes doit être répété entre 3 et 5 fois en fonction des régions et des dates de lâcher avec un espace de temps de 8 - 14 jours entre deux lâchers et la quantité de trichogrammes par lâcher doit être doublée.

L'utilisation simple des TrichoBilles maïs

Quantité par hectare

Seulement 100 TrichoBilles sont à répartir par hectare et par lâcher. Chaque bille contient au minimum 1000 œufs de Trichogramma brassicae (=100.000 auxiliaires / ha / lâcher).

La répartition mécanique des TrichoBilles - un succès important

Les TrichoBilles sont utilisées sur de grandes surfaces depuis 2002. Grâce à la coopération réussie avec l'entrepreneur A. Geiger les TrichoBilles sont apportées mécaniquement sur plus de 1000 hectares.
Les tracteurs enjambeurs peuvent répartir les TrichoBilles sur plus de 100 hectares par jour, ce qui a permis un fort développement de cette méthode de lâcher de trichogrammes.

Alfons Geiger et son équipe ont été récompensés L.U.I. 2003 pour le développement du lâcher mécanique de TrichoBille avec le tracteur enjambeur.

Dans d'autres régions d'Allemagne, les TrichoBilles ont également été apportées à l'aide d'aéronef de travail agricole, des essais en champ ont été réalisés avec un zeppelin, hélicoptère et un système de lâcher sur un distributeur d'engrais.

Depuis 2011 nous travaillons en partenariat avec l'entreprise suisse Fenaco Ufa Samen Nützlinge. Cette dernière commercialise les TrichoBilles depuis cette date.
A partir de 2014 les TrichoBilles peuvent être apportées sur le champ à l'aide d'un drône. En se basant sur l'idée de Bernd Wührer, l'entreprise fenaco Ufa Samen Nützlinge a développé cette méthode innovante de lâcher dans le champ.

Dates de lâcher:

Le 1er lâcher est réalisé en fonction des régions à partir de mi-juin, la 2ème environ 10 à 15 jours plus tard.

La lutte contre la race bivoltine de la pyrale du maïs (2ème génération) commence largement plus tôt, en fonction des conditions climatiques dès fin mai.

Les dates de lâchers sont prévues suite à un contrôle régulier des vols de pyrales du maïs à l'aide de pièges à lumière ou à phéromones. Pour des contrôles supplémentaires, il est possible de mettre en place des cages contenant des tiges de maïs infestées récupérées en champ avec larves ou nymphes et ainsi déterminer une date de référence à partir de laquelle les papillons commencent à éclore.

Contrôle des pyrales du maïs:

En 2007 a été mis en place par LTZ Karlsruhe un contrôle suprarégional du vol des pyrales du maïs à l'aide de pièges à lumière, les données ont été rassemblées et publiées sur internet. Les agriculteurs peuvent planifier les différentes dates de lâchers en fonction des régions grâce aux informations fournies par le service d'avertissement officiel allemand, les négoces et journaux hebdomadaires.

L'organisme responsable de la protection des cultures en Hesse s'est également joint au contrôle des vols de pyrales du maïs.

Le maïs: toujours un thème d'actualité

Lutte biologique contre les pyrales du maïs à l’aide de drone de plus en plus utilisée

Article dans le journal `Business AGRAR`, Numéro 2-2015 rédigé par Dr. Hubert Sprich, ZG Raiffeisen eG et Bernd Wührer

La pyrale du maïs Ostrinia nubilalis est le ravageur le plus important de la culture du maïs en allemagne et peut entraîner une perte de rendement importante. Une lutte contre ce prédateur doit être mise en place sur environ 45 000 hectares soit chimiquement à l’aide d’insecticides, soit biologiquement à l’aide d’auxiliaires de culture trichogrammes. Les surfaces à traiter ne cessent d’augmenter à cause du changement climatique, de la capacité d’adaptation des pyrales ainsi que du nombre total de surfaces de cultures de maïs qui est en croissance.

Les pyrales ne forment qu’une génération par an dans la plupart des régions d’allemagne. Les larves survivent à l’hiver dans les tiges restants dans les champs et vont se nymphoser au printemps et éclore en général mi-juin en allemagne. Les pyrales adultes pondent leurs œufs sur les plantes de maïs et les larves qui en éclosent vont se frayer un chemin jusque dans la tige de la plante et sont responsables de beaucoup de dégâts dans les cultures.

La lutte biologique à l’aide d’auxiliaires de culture est de plus en plus utilisée. Les trichogrammes de l’espèce T. brassicae sont lâchés dans les champs au moment de la ponte et vont partir à la recherche des œufs de pyrales et les parasiter en y pondant leurs propres œufs dedans. A la place d’une larve de pyrale va éclore une nouvelle génération de trichogrammes.  Cette méthode de lutte biologique est aujourd’hui utilisée sur environ 25 000 hectares en allemagne. Un lâcher de trichogrammes réalisé à la main dure environ 20 minutes par hectare, ce qui peut poser un problème pour les exploitations ayant une grande surface de maïs. Depuis une dizaine d’années est utilisé un tracteur enjambeur pour répartir les billes contenant les trichogrammes dans les champs.

Ces dernières années a été développé une nouvelle méthode de lâcher de trichogrammes à l’aide d’un drone, qui permet la répartition des billes sur un hectare en 3 à 5 minutes. L’utilisation du drone  est en plein développement: en 2013 ont été traité une trentaine d’hectare, en 2014 environ 1000 hectares et cette année devrait être traité environ 10 000 hectares de maïs.

Article à télécharger

Notre Service

Depuis 2011 nous nous concentrons sur l'utilisation des trichogrammes dans la culture de maïs doux, de maïs destiné à la production de popcorn, de poivrons et d'autres cultures spécifiques.
Pour quelques entreprises de grande taille produisant du maïs doux nous gérons le contrôle de l'infestation des cultures par les pyrales du maïs pour planifier les lâchés de trichogrammes. Cela signifie que nous observons le développement des larves et contrôlons le vol des pyrales grâce à des visites régulières à l'entreprise. En fonction des données obtenues sont planifiés les lâchers de trichogrammes dans le cadre de la lutte contre la pyrale du maïs avec l'entreprise concernée.

Les premières pyrales se trouvent souvent dans les cultures autour du champ de maïs. Il est donc possible de placer des filets dans les cultures alentours pour les attraper.

En cas d'intérêt pour l'utilisation des trichogrammes dans des cultures de maïs doux ou de poivrons, nous pouvons mettre à la disposition de nos partenaires des pièges à lumière ou à phéromone pour contrôler le vol de pyrales.
Profitez de notre longue expérience dans ce domaine. Nous vous informons avec plaisir sur l'utilisation des trichogrammes.
En cas de question n'hésitez pas à nous contacter au +496157 99 05 95.

La pyrale du maïs - Un danger pour la culture de maïs

La pyrale du maïs est le ravageur le plus important de la culture du maïs en Europe. Si une lutte adaptée n'est pas mise en place, la perte de rendement due à cet insecte prédateur peut aller jusqu'à 3 T / ha.

Propagation :

Cet insecte nuisible a été importé au début du 20ème siècle. Aujourd'hui il est présent dans toutes les zones importantes de production de maïs. On le trouve dans tout le sud de l'Allemagne, il se propage rapidement et a été trouvé dans la région de Cologne et dans la zone de production de Basse-Saxe. À l'est, il est responsable de gros dégâts dans les régions de Thuringe, de Saxe-Anhalt, de Saxe et une partie de Brandenburg. Une première pyrale a même été attrapée en 2006 proche de la mer du nord.

 

 

Dans les pays voisins comme la Pologne, la République tchèque, la Hongrie et l'Autriche des dégâts dus à la pyrale ont été également observés. En Suisse, en Italie et en France la pyrale a deux générations dans certaines régions.

Les pyrales sont polyphages et peuvent se développer également sur d'autres cultures que le maïs, comme les cultures de poivrons, de tomates, ortie, ect. Leur capacité à s'adapter aux différentes cultures et aux différentes conditions climatiques leur permettent de se propager rapidement, même dans les régions inhospitalières.

L'insecte nuisible :

Les larves survivent aux conditions hivernales dans les restes de tiges de maïs. En fonction des conditions climatiques la nymphose débute à partir de mi-mai et à partir de début juin volent les premières pyrales. Les pyrales mâles volent en premier, les femelles arrivent 3 à 5 jours après. Cette pyrale, qui est active la nuit, se cache le jour dans les cultures de maïs ou dans les cultures voisines. Au crépuscule, elles redeviennent actives et les femelles pondent des groupements d'œufs allant jusqu'à 40 œufs par groupement sur la face inférieure des feuilles de maïs. Les larves qui éclosent, dévorent en premier les fleurs et les feuilles en haut de la plante puis se déplacent vers le bas de la plante et creusent un trou dans la tige.

En Allemagne ne vole qu'une génération de pyrale (cependant en 2003 et 2006 une deuxième génération a été observée dans certaines régions). Dans le sud de l'Europe volent en général deux générations.

Les pyrales adultes ont une envergure d'environ 20 - 30 mm. La couleur et les motifs des ailes peuvent varier légèrement.

Les pyrales femelles :

Avec une envergure d'environ 25-30 mm, elles sont plus grandes que les mâles. Les ailes supérieures peuvent aller du jaune pâle au jaune ocre et sont marquées par trois bandes transversales en zigzag. Les ailes inférieures sont de couleur brun gris avec deux bandes foncées transversales et une bordure plus claire. Les mâles et les femelles peuvent être différenciés grâce à la taille de leur abdomen qui est plus important chez la femelle.

Les pyrales mâles :

Les ailes supérieures sont ocres foncées et sont marquées par des bandes jaunes transversales en zigzag. La tâche de couleur claire au milieu de l'aile est typique. Les ailes inférieures sont de couleur gris brun avec des bordures claires.

La durée de vie est très dépendante des conditions climatiques. Une pyrale adulte vit en moyenne 4 à 10 jours. Une humidité de l'air élevée a une influence positive sur la durée de vie. Les femelles vivent en moyenne plus longtemps que les mâles. La répartition mâle:femelle est de 50:50.

Un temps sec et chaud entraîne en général un vol court mais important de pyrales du maïs. Si l'été est humide et plus frais, le vol va s'étendre sur une plus longue durée. Les pyrales adultes sont actives la nuit lorsque les températures dépassent les 11°C, les températures idéales sont 18-20°C. Elles utilisent le vent pour se déplacer sur des trajets pouvant aller jusqu'à 20 km.

Les conditions climatiques pendant la ponte des œufs sont décisives pour le niveau d'infestation. Une femelle peut pondre jusqu'à 300-400 œufs lorsque les conditions sont optimales. Elle vole le long des rangs et va déposer ses œufs en priorité sur les plantes en bonne santé. Une grosse partie des larves qui éclosent ne vont pas dépasser le premier stade larvaire et vont mourir. Si les conditions climatiques pendant cette période sont optimales, le nombre de larves survivant ce premier stade larvaire va fortement augmenter.

La lutte mécanique indirecte :

La lutte contre les pyrales du maïs est une des mesures les plus importantes pour garantir une bonne récolte. En plus de la lutte directe, il est possible de lutter indirectement grâce à des mesures comme le broyage des résidus de récolte puis de labourer le champ, cela réduit fortement le nombre de larves survivant à l'hiver. L'objectif est qu'il ne reste plus de résidus à la surface du sol, dans lesquels les larves pourraient survivre à l'hiver.

Un des effets secondaires du broyage des résidus et du labour est une amélioration de l'hygiène du sol, entre autre la réduction du risque d'infestation de la culture qui suit, par exemple blé ou maïs, par des champignons ou virus.

Dans les champs où le labour n'est pas possible, il est important de broyer le mieux possible les résidus des cultures pour accélérer la décomposition. Un apport en engrais contenant du calcaire de magnésium carbonaté ainsi que de l'azote intensifie également le processus de décomposition. Un apport supplémentaire en cyanamide calcique au printemps encourage la décomposition et a un effet insecticide sur les insectes nuisibles.

Il est important de réaliser ce travail du sol sur une grande surface, l'idéal est de le réaliser sur l'ensemble de la région car les surfaces non travaillées sont des sources d'infestation pour les champs autour l'année qui suit.

Un exemple de développement de la population de pyrales du maïs :

Hypothèse :

1 femelle pond 30 groupements d'œufs et par groupement d'œufs vont se développer 5 larves
1 x 30 x 5 = 150 (= 75 femelles)
La population se multiplie avec un facteur 75 !
Pour maintenir la population au même niveau, 74 des 75 femelles doivent mourir, cela équivaut à une réduction de 98,7% de la population !

 

 

La race bivoltine de pyrale du maïs

Nouveau challenge pour les trichogrammes -
La 2ème génération de pyrales du maïs

En fin d'été 2006 dans le cadre de nos essais pour le projet Helicoverpa (DBU), une quantité inhabituellement élevée de pyrales du maïs adultes ainsi que beaucoup de petites larves présentes dans les plantes de maïs ont été capturées au sud de Freiburg. Déjà lors de l'été très chaud de 2003 nous avons soupçonné l'apparition d'une deuxième génération de pyrale. En 2006 il a été prouvé que la race de pyrale du maïs au sud de la région de Bade et dans la région de Leipzig était bivoltine. Dans les années 2007 et 2008 cette race s'est propagée de façon importante. En 2009 plus de 8000 hectares étaient infestés par la race bivoltine de pyrale du maïs.

La race bivoltine de pyrale du maïs (deux générations / an) est présente dans le sud de la France, en Italie, Espagne et en Suisse le long du lac léman et dans la région de Tessin. Dans certaines régions d'Amérique du nord la pyrale du maïs a même deux ou trois générations.

La race de pyrale bivoltine se développe de plus en plus dans les régions du nord, notamment en Allemagne à cause du changement climatique. Cette race a un besoin en température moins important par génération, ce qui explique pourquoi elle peut avoir deux générations par an.

La première nymphose est attendue à partir de mi-mai et les papillons de la première génération commencent à voler et à pondre des œufs entre mi-mai et fin mai. Le développement d'œuf à larve dure seulement 3 à 5 jours et les larves sont déjà au dernier stade (L5) fin juillet et prêtes pour la nymphose.

La deuxième génération de la race bivoltine vole entre mi-août et début septembre. Les larves de cette génération dévorent en priorité les épis mûrs de maïs. Sur les zones dévorées de l'épi se développent des champignons fusarium. L'ensemble cause d'énormes dégâts. De plus les larves se développent jusqu'au stade où elles peuvent survivre à l'hiver dans les tiges.

Différence entre la race univoltine et bivoltine de pyrales du maïs

Race univoltine
Race bivoltine
Une génération par an Deux générations par an
Début de la nymphose à 200 degrés jour (degré jour de la somme des températures) 1ère génération: début de nymphose à 50 degrés jour (degré jour de la somme des températures)
Durée du stade nymphe environ 150 degrés jour Durée du stade nymphe environ 130-150 degrés jour
Début du vol à partir de 350 degrés jour Premiers papillons:
1ère génération à 200 degrés jour
Premières larves à partir de 430 degrés jour

Aufstellung: LTZ Karlsruhe

La propagation de la race bivoltine de pyrale du maïs depuis 2006

Propagation de la race bivoltine de pyrale du maïs au sud de la région de Bade (Grafique: LTZ Karlsruhe)

Univoltine ou bivoltine?

Les deux races ont été étudiées biologiquement et à l'aide de techniques moléculaires. Aucune différence n'a pu être constatée à ce jour.

Les symptômes dus à une infestation bivoltine sont différents de ceux dus à une infestation univoltine: dans les feuilles de la jeune plante de maïs se trouvent des rangs de petits trous ronds, ce sont les dégâts causés par les larves de la 1ère génération qui se nourrissent des feuilles.

La lutte contre la race bivoltine de pyrale du maïs

Le plus important est de commencer la lutte dès l'apparition de la 1ère génération de la race bivoltine des pyrales du maïs. Cette dernière vole déjà fin mai, cela signifie que les trichogrammes doivent déjà être lâchés à cette date. En 2009 LTZ a recommandé de réaliser trois lâchers de trichogrammes (1. fin mai, 2. mi-juin, 3. fin juillet) avec en tout 500.000 trichogrammes / ha.

En revanche, la lutte contre la race univoltine s'effectue pour la 1ère fois entre mi-juin et fin juin et en fonction du temps 8 à 10 jours après le 1er lâcher est réalisé un 2ème lâcher avec par lâcher 100.000 trichogrammes / ha. Cela suffit pour obtenir un degré d'efficacité allant jusqu'à 80%.

La situation n'est pas évidente: les dates de vols des deux races se recoupent et les régions infestées par la race bivoltine changent d'année en année.

La lutte mécanique indirecte:

Le but est de maintenir une population faible sur une grande surface. Pour limiter la survie des larves dans les tiges pendant l'hiver, il est important de réduire au maximum les restes végétaux dans les champs en les détruisant puis de bien labourer.

Le Strip-till ou labour en bande a beaucoup d'avantages car il permet de réduire le travail et est plus écologique. Mais un champ non labouré de maïs encourage le développement et la propagation des pyrales du maïs, car les larves ont la possibilité de survivre à l'hiver dans les tiges non détruites. Sur l'image suivante est un exemple de champ de maïs auquel aucun champ de maïs ne devrait ressembler en hiver.


 

Lutter contre la pyrale avec les mini-guêpes braconidés

Le changement climatique ainsi qu'un changement dans le partage des précipitations sont de nouveaux challenges pour continuer à lutter efficacement contre les pyrales du maïs. L'utilisation d'auxiliaires doit également être adaptée car les vols et les pontes s'allongent et la durée de développement ainsi que la capacité des trichogrammes à parasiter les œufs de pyrales ont une limite naturelle. Davantage de lâchers de trichogrammes ou l'augmentation du nombre d'auxiliaires par lâcher et par hectare a un coût important et cela peut éventuellement réduire la rentabilité de la culture.

A moyen terme, il est important de développer des mesures de lutte complémentaires, comme par exemple l'utilisation d'un autre auxiliaire braconidé Bracon brevicornis qui parasite les larves des pyrales. Cet auxiliaire a été pour la première fois lâché en 2008 dans le cadre d'un projet de recherche avec l'université de Brême. En complément des trichogrammes, cet auxiliaire pourrait permettre d'augmenter l'efficacité de la lutte contre les pyrales du maïs.

/images/images/product_images/BraconWeibchen-auf-Mais_s.jpg

Le développement d'une méthode d'élevage de masse de cet auxiliaire a débuté grâce au projet de recherche ZIM mais l'objectif n'a pas été complètement atteint car l'élevage est plus difficile que celui de la mini-guêpe braconidé Bracon hebetor utilisée dans les stockages. L'optimisation de la méthode d'élevage ainsi que des essais en champ en complément des trichogrammes sont toujours en cours.

Photo : Larve de pyrale du maïs parasitée par Bracon trouvée en champ et en dessous sont des cocons de jeunes larves de bracon


Projet de recherche

De 2009 à 2012 a été étudiée l'utilisation de Bracon brevicornis pour lutter biologiquement contre les larves de pyrales du maïs. Projet en coopération avec l'université de Brême et soutenu financièrement par le programme d'innovation du ministère allemand de l'économie et de la technologie ("Zentrales Innovationsprogramm Mittelstand des Bundesministeriums für Wirtschaft und Technologie" ZIM).

http://www.amw-nuetzlinge.de/images/images/product_images/freiland_s.jpg

Photo: AMW / Essais en champs 2009

 

 

Lutte contre la pyrale du maïs à l'aide d'un drone

Pour que la lutte biologique soit également intéressante pour les entreprises de grande taille, nous avons commencé vers la fin des années 90 le développement de vecteurs de lâcher de trichogrammes pouvant être répartis mécaniquement dans les champs.
Dans les années qui suivirent, les TrichoBilles ont été lâchées mécaniquement avec différentes méthodes, par exemple à l'aide d'aéronef de travail agricole, des essais en champ ont été également réalisés avec un zeppelin, un hélicoptère et un système de lâcher sur un distributeur d'engrais dans différentes régions d'Allemagne. Le lâcher mécanique de TrichoBilles est réalisé sur de grandes surfaces depuis 2002.

L'utilisation d'un tracteur-enjambeur permet le lâcher de trichogrammes sur environ 100 hectares par jour. La TrichoBille est un des vecteurs de lâcher le plus utilisé lors d'un lâcher mécanique d'auxiliaires. Les TrichoBilles peuvent être utilisées en règle générale dans tous les systèmes de lâcher. Grâce au développement de nouvelles technologies comme le système GPS et les mini-drones, il existe aujourd'hui une nouvelle méthode élégante de lâcher de trichogrammes.

Depuis 2013 est testé le lâcher de TrichoBilles avec des drones de petite taille. En 2015 des surfaces agricoles importantes de maïs ont été traitées avec des trichogrammes à l'aide de cette méthode. Entre-temps ce type de lâcher a été amélioré par différentes coopératives, entreprises, ect. et une augmentation du nombre de surfaces agricoles traitées avec cette méthode est attendue en 2016.

Une démonstration de lâcher de TrichoBilles par notre drone est montrée dans la vidéo suivante: